
Depuis plusieurs années, des appels pour que les Africains procèdent à un retour aux sources sur le plan spirituel, gagnent en popularité. Selon ce courant de pensée, rejeter la foi chrétienne (ou dans une mesure moins populaire, la foi musulmane) pour retourner à sa spiritualité ancestrale contribuerait à ce que l’Afrique retrouve sa gloire d’antan. Pourquoi ? Parce qu’abandonner la religion des ancêtres pour se tourner en trop grand nombre vers le Dieu des oppresseurs, « les blancs », aurait affaibli les Africains, causé leur défaite face aux impérialistes qui eux étaient connectés à leur spiritualité ancestrale, et induit le sous-développement qui prévaut dans la plupart des pays Africains aujourd’hui.
Au-delà du fait que le christianisme est né au Proche-Orient et n’est donc pas la religion ancestrale « des blancs » (lire plus dans l’article La foi chrétienne et le mythe de la religion des « blancs »), au-delà également d’une question pratique : « à laquelle de ses nombreuses spiritualités ancestrales l’Afrique devrait-elle retourner ? », l’idée que le fait qu’un peuple abandonne la religion de ses ancêtres pour embrasser la foi chrétienne puisse être la cause profonde de son sous-développement est difficilement défendable lorsqu’on considère un pays comme les Etats-Unis d’Amérique. Aucune des nombreuses religions ancestrales américaines n’était le christianisme (les Américains autochtones et les ancêtres lointains de ceux qui les ont colonisés étaient tous animistes et/ou polythéistes), mais aujourd’hui la devise officielle des Etats-Unis d’Amérique est « In God we trust » (c’est-à-dire « En Dieu nous avons confiance », « Dieu » faisant référence au Dieu de la Bible).
Utilisée de manière officieuse à partir de 1864, cette devise a été adoptée officiellement par le Congrès en 1956 malgré les objections de plusieurs qui estimaient qu’une telle devise violait le 1er amendement. Elle exprime la croyance de la majorité des législateurs américains à ce moment-là, que la prospérité politique et économique de la nation américaine était entre les mains de Dieu. La Bible a d’ailleurs été utilisée par les pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique comme une ressource pleine de sagesse dont ils ont tiré des principes tels que le républicanisme, la séparation des pouvoirs et le respect des procédures légales, considérés aujourd’hui dans le monde entier comme des piliers de bonne gouvernance et des leviers de prospérité économique et sociale. L’on peut difficilement affirmer que l’impact de la Bible sur la société et la culture américaines a conduit au sous-développement. Aujourd’hui, ce pays est le plus riche du monde (selon un classement de 2025 basé sur le PIB). Au contraire, sans affirmer de lien de cause à effet, c’est un fait que la situation socio-économique des Etats-Unis a décliné en parallèle avec un rejet progressif des valeurs chrétiennes par une partie significative du peuple américain.
Autre exemple, depuis 8 ans, les Finlandais sont considérés comme les plus heureux du monde. La Finlande domine un classement prenant en compte des critères tels que le faible degré de corruption, la qualité de l’éducation et du système de santé, la confiance au sein de la société, la liberté individuelle, le bien-être, etc. Si aujourd’hui ils se déclarent chrétiens protestants à plus de 71%, les ancêtres lointains des Finlandais actuels n’étaient pas du tout chrétiens. Ils avaient une divinité principale plus connue que les autres, mais ils étaient animistes et polythéistes.
Des analyses similaires peuvent être faites concernant les pays occidentaux les plus développés, ceux ayant colonisé les pays Africains comme les autres. S’il fallait lier le niveau de développement et de prospérité d’un pays à sa religion dominante (ce qui serait en réalité un raisonnement trop simpliste pour être pertinent), on arriverait à la conclusion que renoncer à des religions polythéistes pour embrasser le christianisme a été pour les occidentaux un accélérateur de développement. Il n’y a pas de raison valable pour que ce soit l’inverse pour les pays Africains. En réalité les causes du sous-développement sont variées et beaucoup plus complexes que la religion dominante dans un pays ou un continent. Par contre, quelles que soient les solutions envisagées dans n’importe quels pays ou culture pour sortir du sous-développement, elles devront inclure des éléments clés ayant un lien direct avec la foi chrétienne (lire plus dans l’article Foi chrétienne et développement des pays Africains), parce que le salut offert par Jésus-Christ est universel.
Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.
Jean 3:16
Ce qui développe une nation ce n’est pas la connexion au culte des ancêtres, c’est le fait de vivre selon la justice, c’est-à-dire selon les principes et valeurs instruits par Dieu, l’une de ces valeurs étant le travail diligent (Voir plusieurs autres principes dans l’article Foi chrétienne et développement des pays Africains).
La justice élève une nation, mais le péché est la honte des peuples
Proverbes 14:34
Celui qui agit d’une main lâche s’appauvrit, Mais la main des diligents enrichit.
Proverbes 10:4
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