
La soumission selon la Bible peut être définie comme le fait de se mettre volontairement sous l’autorité d’une autre personne. La Bible instruit aux hommes et aux femmes de se soumettre dans plusieurs contextes. Ces commandements, en particulier : « Femmes, soyez soumises à vos maris », sont souvent perçus à tort comme encourageant une culture toxique et abusive surtout envers les femmes (pour plus de détails, lire La soumission selon la Bible est-elle un commandement misogyne imposé aux femmes?). Pourtant, le vécu de la soumission dans la Bible par les personnes présentées comme des modèles à suivre, n’avait rien de coercitif, y compris vis-à-vis de Dieu Lui-même, qui donne des commandements et recommande à l’Homme d’y obéir, tout en le laissant libre d’exercer son libre-arbitre.
Oh ! si tu étais attentif à mes commandements ! Ton bien-être serait comme un fleuve, Et ton bonheur comme les flots de la mer ;
Esaïe 48 :18
J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité
Deutéronome 30 :19
La soumission était volontaire : l’exemple de Jésus-Christ homme
Dans le jardin de Gethsémané avant d’être arrêté par les soldats Romains, Jésus-Christ savait ce qui l’attendait : un procès injuste suivi de l’humiliation et du supplice de la croix. Dans sa chair il aurait préféré ne pas vivre toutes ces choses, mais par soumission à Dieu, Il a résolu librement de lui obéir et d’accomplir sa mission : se sacrifier, lui qui était sans péché, pour le salut de toute l’humanité.
…Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.
Luc 22:42
Dans le couple, la soumission se vivait dans un contexte d’amour et de respect réciproques : l’exemple d’Abraham et de Sarah
Sarah est présentée dans la Bible comme un modèle de femme soumise.
Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris, comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait son seigneur
1 Pierre 3 :5-6a
Pourtant, son couple avec Abraham est l’un des plus fusionnels décrits dans la Bible. Une seule illustration parmi d’autres : à une époque où la polygamie était largement admise, surtout en cas d’infertilité, Abraham, qui voulait ardemment un héritier, a préféré se contenter de choisir par dépit un héritier parmi ses serviteurs plutôt que de prendre une deuxième femme pour essayer d’en avoir un biologique.
Même lorsqu’il a fini par essayer d’avoir un enfant biologique par quelqu’un d’autre, il le fit à sa demande expresse à elle, d’une manière qui d’un point de vue culturel faisait de cet enfant celui de Sarah aussi.
Et Saraï dit à Abram : Voici, l’Eternel m’a rendue stérile ; viens, je te prie, vers ma servante ; peut-être aurai-je par elle des enfants. Abram écouta la voix de Saraï. Alors Saraï, femme d’Abram, prit Agar, l’Egyptienne, sa servante, et la donna pour femme à Abram, son mari, après qu’Abram eut habité dix années dans le pays de Canaan.
Genèse 16 :2-3
A sa mort à 127 ans, elle restait son unique épouse, et il la pleura.
La vie de Sara fut de cent vingt-sept ans : telles sont les années de la vie de Sara. Sara mourut à Kirjath-Arba, qui est Hébron, dans le pays de Canaan ; et Abraham vint pour mener deuil sur Sara et pour la pleurer
Genèse 23 :1-2
La personne soumise avait et exerçait le droit de s’exprimer librement, même lorsque qu’il était évident que ce qu’elle avait à dire était susceptible de contrarier la personne à laquelle elle était soumise : le cas d’Abraham et Sara
Après la naissance d’Isaac, fils biologique d’Abraham et Sara, et à la suite de tensions nées entre Sara et Agar (qui avait donné naissance à Ismaël, le premier fils biologique d’Abraham), Sara décida de demander à Abraham de chasser Ismaël et sa mère Agar. Elle le fit sur un ton qu’on pourrait qualifier d’acerbe :
Sara vit rire le fils qu’Agar, l’Egyptienne, avait enfanté à Abraham ; et elle dit à Abraham : Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n’héritera pas avec mon fils, avec Isaac.
Genèse 21 :9-10
De manière prévisible, Abraham fut contrarié par la requête
Cette parole déplut fort aux yeux d’Abraham, à cause de son fils.
Genèse 21 :11
Malgré son déplaisir, Abraham finit par suivre l’avis de son épouse, avec l’assentiment de Dieu qui lui promit de prendre soin d’Ismaël, promesse qu’Il tint.
Mais Dieu dit à Abraham : Que cela ne déplaise pas à tes yeux, à cause de l’enfant et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu’elle te demandera ; car c’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre. 13 Je ferai aussi une nation du fils de ta servante ; car il est ta postérité.
Genèse 21:12-13
Dieu fut avec l’enfant, qui grandit, habita dans le désert, et devint tireur d’arc. 21 Il habita dans le désert de Paran, et sa mère lui prit une femme du pays d’Egypte.
Genèse 21:20
Pour en savoir plus :